Centre International

Pierre Dubuc


Huit histoires de régressions:



« La thérapie en régression est un moyen simple et agréable pour nous aider à nous libérer du passé négatif, et à réactiver en soi les forces développées dans notre passé positif. Il permet aussi de découvrir notre plan de vie choisi avant notre naissance et de mieux nous réaliser dans notre vie actuelle. »

Pierre Dubuc 


 

La phobie du sang


    Cette histoire a eu lieu il y a environ vingt cinq ans. Je vous présente mon voisin, Steve, un jeune homme de 17 ans qui souffre de la phobie du sang. Chaque fois qu’il voit du sang, le sien ou celui d’une autre personne, il prend panique et devient très angoissé. Comme il désire entrer en médecine ce handicap est un obstacle majeur pour réaliser le rêve de sa vie. Sa mère, ma voisine, me demande si je peux l’aider.

Lors de notre seule et unique rencontre, je le guide d’abord en état de détente profonde. Puis, je lui demande d’entrer dans la profondeur de sa conscience pour retrouver l’origine de sa phobie du sang. Steve s’avère être un sujet très facile à guider dans cet état. Rapidement il se retrouve à l’âge de cinq ans et il revit la scène remémorée avec toutes les émotions ressenties à ce moment là. C’est même un peu amusant car il me parle avec une voix d’un enfant de cinq revivant toute l’intensité de la peur de mourir expérimentée à ce moment là.

Dans cette scène il revit le traumatisme du moment où blessé à un bras dans un accident bête à la maison, il voit le sang gicler de son bras. En tant que petit garçon de cinq ans, il ne comprend pas ce qui se passe, mais il absorbe le sentiment de panique de ses parents qui, craignant pour sa vie, l’amènent en toute hâte à la clinique médicale où il est soigné. Mais personne n’assiste ce petit garçon dans son besoin de parler de sa peur et de la verbaliser, et de comprendre ce qui lui arrive. il finit par l’oublier consciemment mais l’émotion de la peur de mourir associée au sang reste imprimée solidement dans son subconscient. Et il continue à associer dans son mental subconscient cette peur de mourir avec la vue du sang.

Il s’agit d’un jeune homme intelligent qui sait très bien que sa peur du sang n’est pas raisonnable. Il a beau se raisonner, pourtant, sans réussir à se libérer de cette angoisse puisqu’à la vue du sang son mental subconscient fait remonter cette angoisse à la surface. Il ne comprend simplement pas ce qui se passe. Durant cette régression, il retrouve cette scène et il peut m’en parler comme il aurait dû le faire alors avec sa mère. Le fait d’en prendre conscience et de la verbaliser permet à cette énergie de circuler en lui et de se transformer en leçon de vie et en plus grande sagesse par rapport au sang. Avec mon aide il se rend compte alors que l’expérience traumatisante est terminée dans le temps, son mental subconscient cesse d’associer la vue du sang à la peur de mourir et la phobie du sang disparaît. C’est aussi simple que cela. Notre jeune homme peut alors se permettre de faire ses démarches pour s’orienter dans le domaine de la médecine.

Aujourd’hui, quelque vingt cinq ans plus tard Steve est maintenant le récipiendaire d’un doctorat en recherche médicale. Une belle petite histoire

 

Commentaire : il existe de nombreux types de phobie. Par expérience nous savons que la régression est un moyen facile habituellement pour aider quelqu’un à régler la problématique de la phobie, quelle qu’elle soit. Le mois prochain nous vous présenterons un cas d’agoraphobie sévère chez un monsieur âgé de 45 ans, incapable de sortir de chez lui sans la présence de son épouse à ses côtés. Vous me direz peut être que la solution de son problème est de le placer en état de régression pour retrouver dans sa mémoire l’origine du traumatisme qui déclenche l’agoraphobie en lui. Pourtant ce n’est pas le moyen que nous avons utilisé. Nous l’avons plutôt guidé dans des vies passées heureuses où il avait développé la confiance en soi.

Une histoire fascinante où vous pourrez peut être vous reconnaître car nous avons tous vécu des vies passées heureuses dans lesquelles nous avons développé des talents divers ou des forces particulières qui font toujours partie de nous dans la profondeur de notre conscience.



 

L'agoraphobie


Cette histoire a eu lieu il y a environ dix huit ans. Âgé de 40 ans, soudeur de métier, Gilbert se présente à mon bureau accompagné de son épouse. Depuis six mois, il souffre d’agoraphobie sévère au point où il est incapable de sortir de chez lui sans la présence de son épouse à ses côtés. Il est même incapable d’aller à son travail.

Voyant sa détresse, je lui propose de travailler avec lui en régression dans des vies passées heureuses dans lesquelles il a développé la confiance en soi. Très surpris de cette option, après explications, il accepte ma proposition. Pendant  dix rencontres, au rythme d’une rencontre par semaine, je l’induis d’abord en état profond de détente pour le guider dans la profondeur de sa conscience, dans une vie passée heureuse où il a confiance en soi. Son épouse sera présente durant chacune des sessions. 

Voici, en bref, le contenu de cinq de ces régressions. Dans l’une d’elle, il se retrouve au Moyen Âge au pays de Whales, en tant que garde-chasse d’un territoire boisé appartenant à un Lord, et dans lequel il réussit à apprivoiser un ours. Dans une autre vie, il se retrouve à Chicago au siècle dernier, en tant que gérant d’une petite fabrique de chaussures. Puis, il se voit dans un personnage sauvant une dame de la noyade. Ensuite, son personnage du passé est un cowboy du Far West conduisant un troupeau de bêtes à cornes d’une région à l’autre. Enfin, dans une autre, il vit une belle relation amoureuse.

Dans chacune de ces rencontres, nous n’abordons jamais la cause de son agoraphobie et nous ne parlons jamais de ce qu’il doit faire ou ne pas faire dans sa vie présente. Je ne fais que le guider dans une vie passée heureuse où il a développé sa confiance en soi. À la toute fin de la régression je le guide dans un petit exercice de visualisation pour réactiver en soi la confiance retrouvée de cette vie passée. En voici les impacts concrets dans sa vie actuelle. La première semaine, il arrive à sortir seul sur le balcon de leur logis. La deuxième semaine, il marche dehors seul jusqu’au premier coin de rue. La troisième semaine, il marche seul cinq coins  de rue pour se rendre chez son père. La quatrième semaine, il va s’amuser et rigoler dans un party d’amis. La cinquième semaine, il se rend seul chez son médecin et prend l’ascenseur de cinq étages, ce qu’il n’avait pas fait depuis des années. Trois mois après le début des régressions, il retourne à temps partiel à son travail. La semaine suivante, il commence à travailler à temps complet. Un mois plus tard, il est nommé chef du département de nuit. À ce moment là il a cessé de venir me voir. Mais la force de confiance en soi puisée dans ses vies passées heureuses continue à grandir naturellement, un peu comme une graine semée dans un jardin qui éclot et grandit naturellement. Au point où trois mois plus tard Gilbert me téléphone pour me dire qu’il a décidé de réaliser le rêve de sa vie, soit celui d’ouvrir sa propre entreprise dans un domaine bien spécifique. Toute une surprise pour un homme ayant souffert d’un tel degré d’agoraphobie! Félicitations à Gilbert pour cette remarquable transformation.

Dans cette histoire, le fait le plus inoubliable pour moi fut la transformation du visage de cette pauvre épouse angoissée et désespérée accompagnant son homme sans comprendre ce qui lui arrive. Prête à tenter n’importe quoi pour l’aider, lorsqu’elle m’entend proposer une régression dans une vie antérieure, quelque chose dont tous les deux n’ont jamais entendu parler, son visage devient l’image de la perplexité. Elle n’ose rien dire, mais elle serre les poings avec anxiété en plongeant dans l’inconnu avec ce thérapeute bizarre, en espérant que cela n’empirera pas l’état de son mari. J’ai dû la rassurer à quelques reprises et elle manifesta durant toutes ces sessions un courage évident sans jamais critiquer ou se plaindre. Mais ce fut un des plus beaux cadeaux de mon expérience de thérapeute, celui de voir la luminosité s’accumulant un peu plus chaque semaine dans le visage de cette dame, témoin de la transformation graduelle de son mari. À la toute fin, tous les trois avons pu en rire ensemble. Ce fut un très beau cadeau pour moi.

 

Commentaire Soulignons que je n’ai pas utilisé l’option d’identifier l’élément déclencheur ni tenté de connaître la cause du problème de l’agoraphobie. Seul le principe de la réactivation de cette confiance en soi développée dans des vies passées fut utilisé. Et pourtant, les résultats attestent d’un succès incontestable. Comme quoi nous avons tous développé dans nos nombreuses vies antérieures des forces et des talents qui sont toujours présents en nous dans la profondeur de notre conscience et qui ne demandent qu’à être réactivés.




La qualité de sa voix de chanteur

 

Cette histoire a eu lieu il y a près de 20 ans. Daniel vient me voir pour améliorer la qualité de son chant. Il s’agit d’une demande d’aide plutôt rare. Il chante dans une chorale, il prend des cours de chants privés. Il adore chanter. Mais lorsqu’il doit chanter en solo devant un auditoire, un trémolo particulier fait surface et l’empêche de donner sa pleine mesure.

Dans sa première régression il se retrouve en Grèce antique comme Maître de chant. Placé en état de détente profonde, voici ce qu’il revit : «J’entends une petite musique, un son de flûte comme du picolo. L’environnement est serein. C’est très agréable. Il y a beaucoup de lumière. C’est le grand air. Il y a quelqu’un qui joue cette musique : un belle fille qui joue de la flûte traversière. Elle est habillée d’un corsage blanc. Des plis ornent sa robe. Il y a beaucoup de soleil, c’est éclatant de lumière, presque éblouissant. C’est comme un théâtre grec. La jeune fille joue devant moi. Elle bouge en jouant de la musique, elle se dandine comme quelqu’un qui veut charmer un serpent. La musique est répétitive, les airs et les mesures reviennent. Il fait très beau, c’est chaud, c’est une superbe journée.»

Peux-tu me décrire ton personnage?

« Je porte des sandales. Mes mains battent la mesure. Je porte une tunique blanche, avec un bord brodé comme celle d’un Grec. J’ai les cheveux bouclés, bruns foncés, frisés. Mon visage est un peu carré. Je ressens du plaisir et de l’admiration devant le spectacle de cette fille. Je suis assis sur une stèle. Je vois la scène d’un théâtre. Il n’y a personne. Je suis un peu plus haut et en retrait de la scène surplombée. À flanc de colline. Je suis dans une villa de l’autre côté des gradins. Je fais répéter une partition à cette jeune fille. Je suis son maître de chant. C’est la grande détente. C’est un grand plaisir de la voir s’exécuter, de l’écouter. Je ressens une grande satisfaction à la voir évoluer. Et j’ai une grande confiance dans la performance qu’elle aura à donner le lendemain dans ce théâtre grec. Je la considère comme ma fille. Je suis son maître ce chant.»

Dans d’autres régressions complémentaires, Daniel retrouve plusieurs vies antérieures où il pratique le chant dans différentes circonstances. Dans l’une d’elles, au Moyen Âge, il retrouve la cause de son anxiété actuelle à chanter en solo. Jeune adolescent, forcé sans préparation à chanter devant un auditoire plus ou moins réceptif pour assurer la survie financière de sa famille, il doit faire face à un énorme stress en chantant devant des auditoires très difficiles qui le huent, le ridiculisent et lui lancent toutes sortes d’objets en signe de désapprobation. En ramenant ainsi à son conscient l’origine de cette hantise à chanter en solo devant un auditoire, il peut donc s’en libérer.

Mais Daniel se rend aussi compte que durant plusieurs vies il fait l’expérience du chant sous de multiples angles. Il apprend à développer son talent tout en faisant face à des intensités diverses d’émotions difficiles. En même temps, de façon graduelle, il accumule cette expérience dans le réservoir de sa conscience. Il se forge ainsi un talent et une personnalité dont il peut profiter aujourd’hui. Quand il apprend à puiser dans cette sagesse accumulée dans la profondeur de sa conscience, il en résulte un charme dont il peut faire bénéficier son entourage actuel. Il arrive ainsi à mieux se réaliser dans sa vie présente.

Voici quel a été le résultat de ses régressions. «Cette semaine, j’ai été très occupé, bousculé par le travail. Dans un sens, tout s’est bien passé. Mercredi, j’ai eu ma leçon de chant et cela n’a jamais été aussi bien, je pense. Mon professeur de chant trouvait que c’était merveilleux, presque inespéré. Ah oui! C’était tout à fait spécial! Disons que depuis plusieurs leçons, ça va très bien. Maintenant, ma performance atteint un niveau supérieur et cela, sans effort. Alors, c’est toute la notion du « sans effort » qui s’applique. Pour bien chanter, il ne faut pas faire d’effort. Et C’est très difficile parce qu’on a tendance à pousser, à faire des efforts, à utiliser des muscles dont on n’a pas du tout besoin…

«Quand j’applique l’imagerie que j’ai apprise avec toi en régression, celle de superposer mon image du maître de chant que j’étais, à mon personnage actuel, je retrouve alors la confiance absolue de ce maître de chant que j’étais devenu en Grèce. Sur le plan mental, je n’ai qu’à me repositionner dans mon théâtre grec, et là je me vois en parfaite possession de mes moyens : j’arrive ainsi à donner exactement les notes que je veux, avec facilité. Alors ça sort, je te le jure, ça marche, ça marche».

Daniel

 

Commentaire : Ce groupe de régressions rapidement énumérées fait ressortir le principe de la répétition d’expériences diverses d’une vie à l’autre pour aboutir au développement d’un talent particulier. Cela laisse supposer que la maîtrise d’un talent dans notre vie actuelle, quel qu’il soit, serait le fruit d’une longue expérimentation d’essais et d’erreurs pour en arriver à sa maîtrise. On peut supposer ainsi  que les grands artistes qui ont émergé très jeunes comme maîtres dans leur art, comme Mozart par exemple, ne faisaient que continuer leur évolution dans leur domaine respectif.




Son fils, ancien tibétain

 

Il y a douze ans environ, Barbara, une femme dans la quarantaine, se présente seule à mon bureau pour différents problèmes d’ordre émotif. À un certain moment, elle me parle de son problème de relation mère-fils. Âgé de quinze ans, ce dernier lui fait souvent des crises de colère. En fait, le problème existe depuis la naissance de ce dernier. Chaque crise de colère du fils fait monter en flèche le niveau d’anxiété de la mère au point où elle paralyse et perd tous ses moyens. Selon sa description il est évident que la réaction de la mère renforce la réaction du fils, et vice versa. La mère se rend bien compte que sa réaction n’est ni logique, ni raisonnable. Elle a beau en parler à son mari, rien n’y fait. Les deux, la mère et le fils sont enfermés dans une dynamique de cercle vicieux qu’ils n’arrivent pas à dénouer.

Guidée en état profond de détente pour sa régression, Barbara se retrouve au Tibet, au monastère de Lhassa, au 12e siècle. Le Dalaï Lama de l’époque est décédé il y a quelques années et il vient d’être remplacé par un petit garçon d’environ trois ou quatre ans identifié par les sages du monastère comme la réincarnation du Dalaï Lama décédé. Ma cliente se retrouve dans le personnage du moine responsable de la discipline, soit le préfet de discipline. La cliente me décrit pendant quelques instants la manière de se comporter de cet enfant Dalaï Lama qui réagit de façon tout à fait contraire au rôle empreint de sérieux et de dignité d’une telle autorité. Durant les cérémonies officielles, il devient impatient, il fait des crises de colère et il refuse de respecter le rituel de la cérémonie, etc. La conséquence est que tout le sérieux et l’aspect de dignité du rituel dont il est le point central sont chamboulés. Alors que la plupart des moines âgés sont décontenancés, les plus jeunes moines trouvent cela très drôle et se mettent à rire. En fait, la situation du rituel de la cérémonie devient plutôt désorganisée mais en même temps cocasse pour ceux qui ont le sens de l’humour.

Dans cette situation, le préfet de discipline se trouve coincé. D’un côté c’est son patron qui désorganise tout le monde, ce qui lui fait perdre sa mainmise et son autorité sur les jeunes moines. D’un autre côté, en suivant la coutume de respect total de l’autorité du patron Dalaï Lama, il ne peut rien faire. Pour lui c’est la confusion totale. Il vit une contradiction entière dans son rôle entre la discipline à laquelle il doit soumettre les jeunes moines et dans l’obéissance à son patron qui défait toutes les règles qu’il est censé vénérer. Face à chaque crise de colère du nouveau patron, il est désemparé et il prend panique. Il se sent paralysé dans son rôle de maître de la discipline. Ce sont les émotions que vit Barbara dans cette régression dans la personnalité du préfet de discipline.

Puis, à un certain moment dans la régression, quelque chose se passe chez Barbara. Une information spéciale lui parvient, soit de l’Au-delà, soit de son propre Moi Supérieur, soit du Moi Supérieur du Dalaï Lama. Jugez par vous-même. D’abord elle reconnaît son fils actuel dans cet enfant Dalaï Lama. Quelle surprise pour elle. Puis survient l’information qui transforme tout. Cet enfant avait choisi de s’incarner dans ce rôle de Dalaï Lama pour aider cette communauté de la façon suivante. Au fil des années, peut-être des siècles, ces moines avaient peu à peu rigidifié leur conception de la spiritualité. Ils en étaient venus à associer la spiritualité avec le rituel des cérémonies. Alors que la joie devrait être l’essence même de la spiritualité, celle-ci n’existait plus dans leur vie. Elle avait été remplacée par la discipline, la sévérité et le sérieux des rituels. Avec cette personnalité d’un enfant frustré et colérique, impatient devant le sérieux des rituels, ce nouveau Dalaï Lama change tout. Les jeunes moines peuvent rire et s’amuser. La joie s’installe de nouveau dans la communauté. Ajoutons que ce n’est pas aussi simple. Les moines âgés résistent. Mais ce nouveau Dalaï Lama révolutionnaire change beaucoup de choses, au point où quand il atteint le milieu de la vingtaine, les moines âgés, exaspérés, s’organisent pour le renverser. Mais pas avant que les changements qu’il instaure changent le climat et permettent au rire et à la joie de s’installer dans les mœurs. En somme, il gagne son pari.

À ce moment-là, en régression, la peur ressentie par Barbara devant les crises de colère de son fils sort alors de son inconscient. Dans la profondeur de sa conscience, elle comprend la mission de son fils Dalaï Lama. Elle comprend aussi la raison de sa paralysie devant ses crises de colère. Elle réalise simplement que ce sont de vieilles émotions dont elle peut se détacher. Le lendemain, son fils actuel, mû par l’habitude, lui fait son habituelle crise de colère à laquelle Barbara ne réagit plus. Son fils du vingtième siècle doit alors s’ajuster à cette nouvelle façon d’être de sa mère. Le cercle vicieux est maintenant brisé. Bravo à tous les deux. Ajoutons que la mère est très contente de la conclusion de cette histoire.

 

Voici quelques faits particuliers de cette histoire sur lesquels j’attire votre attention :

1.    La présence et la participation du fils de la cliente durant la régression au niveau de son Moi Supérieur. Bien que non explicite dans le récit de la cliente, seule la communication entre les deux, la mère et le fils, au niveau du Moi Supérieur peut expliquer la nouvelle compréhension par la mère du drame vécu il y a 800 ans.

2.    Les émotions de peur et d’impuissance vécues par la mère il y a 800 ans continuent à jouer un rôle dans la relation entre les deux dans leur vie présente.

3.    La prise de conscience et la compréhension par la cliente du drame inconscient joué avec son fils dans ce passé très lointain.

4.    L’impact immédiat de cette compréhension sur la relation mère-fils dans leur vie présente.

5.    La continuité de la relation des deux héros de cette régression s’étalant dans le temps sur une période de 800 ans.




Les émotions de trois vies antérieures 

 

Cette régression a eu lieu en 2010. Âgée de 43 ans, Ginette demande notre aide parce que toute sa vie durant elle se sent continuellement obligée à tout le monde et jamais à soi-même. À sa 8e rencontre avec moi, elle y retrouvera la même gamme émotionnelle répétée inconsciemment dans sa vie actuelle et dans trois autres vies antérieures.

Guidée en état de détente profonde, elle se retrouve comme châtelaine en Espagne au 18e siècle. « Je suis dans un château. Il y a beaucoup de richesse. Je suis chez moi. Je ressens beaucoup d’inquiétude. J’attends mon mari parti à la guerre depuis longtemps et il  ne revient pas. Je n’ai pas la capacité de gérer ce château et son vignoble immense. Je ne sais pas comment m’affirmer avec les employés ni comment les organiser. Dans mon cœur, je ressens les émotions d’angoisse, de peine, d’impuissance, d’injustice, de manque d’amour, de solitude, et je me sens démunie. »

Je lui demande alors de revenir en arrière dans le temps à une vie antérieure précédente de celle-ci où elle expérimente le même type d’émotions. « Je suis dans la rue, vêtue comme une bohémienne, les pieds nus avec des vêtements dépareillés. Je suis une mendiante dans la ville de Paris. Je ressens les émotions de honte, injustice, dévalorisation, impuissance, vulnérabilité, découragement, abandon, pitié, démunie et dans la survie. »

De nouveau, je l’invite à revenir à une vie antérieure précédente de cette dernière où elle a commencé à expérimenter ces émotions. « Je vis sur un ranch. Je suis propriétaire d’une grosse ferme. J’engage des gens. Je suis en business avec mon mari qui aime la puissance et le contrôle alors que ma motivation est plus tournée vers l’altruisme et le bien-être de mes employés. Je suis contrariée par un conjoint à personnalité très forte qui veut axer notre organisation avant tout sur la productivité et le profit. Il y a conflit entre nous deux. Je ressens les émotions suivantes : impuissance, incomprise, dévalorisation, découragement, démunie, vulnérable, manque de confiance et injustice. »

 

Commentaire : la progression thérapeutique de Ginette nous permet de la diriger, lors d’une seule séance, dans trois vies antérieures où elle peut se rendre compte du phénomène de répétition de la même gamme émotionnelle d’une vie à l’autre. Elle en prend conscience alors qu’elle se trouve dans la profondeur de sa conscience. Elle peut alors comprendre qu’elle a choisi elle-même dans l’Au-delà ces différents scénarios dans le but de développer sa sensibilité et la partie émotionnelle de son être. Elle comprend que le but de ces expériences sur terre vise à l’amener à transformer ces émotions en énergie de compassion et d’amour au niveau du cœur. Elle peut donc se pardonner d’avoir choisi de telles souffrances. Elle accepte alors d’être guidée pour se nettoyer de telles émotions et entrer davantage dans l’énergie de la valorisation de soi et de la compassion au niveau du cœur. *Lors de la rencontre suivante, elle mentionnera que l’impact de cette régression fut de l’aider à se donner plus le droit de penser à elle plutôt que de se sentir obligée à tout le monde. Comme si, dans la profondeur de sa conscience, elle commence à intégrer le sens de ces expériences émotionnelles dans ces différentes vies. Et maintenant, spontanément, elle commence à se choisir dans la vie.

 

N.B. Cette petite histoire fait ressortir le phénomène de la répétition d’émotions négatives que nous expérimentons habituellement dans de très nombreuses vies. Mais cette étape de régression fait aussi ressortir l’espoir de s’en sortir et d’atteindre les sentiments de confiance en soi, de joie, de paix et d’amour au niveau du cœur que nous désirons tous. De mon côté, je constate régulièrement l’impact positif de telles régressions avec mes clients.




Peut-on guérir de la fibromyalgie ?

 

Au printemps 2009, âgée de 62 ans, Carole se présente à moi pour un problème de fibromyalgie (diagnostiquée) sévère. « Je ressens des sensations de brûlures sévères dans le dos depuis 20 ans. Je les décrirais comme des crises sporadiques où les muscles se contractent dans toute la musculature autour de la cage thoracique. La douleur est telle que tu veux mourir ». Elle a évidemment essayé toutes sortes de thérapies qui n’ont pas guéri son mal. Elle est tout simplement désespérée. 

Lors de la 4e rencontre, placée en état de détente profonde il lui est possible de retrouver l’élément déclencheur de cette maladie. Elle se rend compte tout d’abord qu’à l’époque elle fait partie d’une secte dont l’endoctrinement est très  exigeant. « On me retient de m’ouvrir et de m’exprimer. Surtout on veut  à tout prix éviter que je me glorifie car la secte dit non et montre une grande sévérité lorsque nous sentons le besoin de nous exprimer. C’est un vrai lavage de cerveau. Dévalorisée au point où je suis incapable de penser à mes besoins, car dans la secte on ne doit pas être plus haut que les autres, il faut être humble, ne pas parler, ne pas s’exprimer, excepté évidemment pour les dirigeants. »

« Ma fille de 20 ans que j’aime tellement décide de quitter la secte en 1990. Elle ne veut plus en faire partie. Ceci signifie que je n’aurai plus le droit de lui parler et d’être en contact avec elle. Je ressens un déchirement affreux, tellement douloureux que je ne peux le supporter et que j’enfouis. Je ne me permets pas de penser à cela, ça fait trop  mal. » Trois mois plus tard les premiers symptômes de fibromyalgie apparaissent.

Carole vient d’identifier l’élément déclencheur de la fibromyalgie, l’émotion traumatisante de séparation de sa fille qu’elle aime tant. Lors de cette régression elle pourra en parler pour la première fois de sa vie, la reconnaître, et se pardonner d’avoir vécu une telle douleur. Par la suite elle pourra aussi se rendre compte d’une autre émotion qu’elle entretient constamment en elle, le blâme de soi, apprendre à reconnaître une telle exigence de perfection et se  pardonner une telle exigence de soi. Graduellement, avec le travail qu’elle fait en régression dans la profondeur de sa conscience, elle progresse constamment, la fibromyalgie diminue à vue d’œil, et elle devient de plus en plus calme. C’est très encourageant.

À la 6e rencontre je lui demande ce qu’il y a de nouveau dans sa vie. Elle répond que « c’est le calme plat ». Deux autres fois elle donne la même réponse à cette question. Dans mon for intérieur je me dis que cela ne se peut pas, car je sais très bien que son  progrès est en plein essor. Ne sachant pas trop comment résoudre cette énigme je lui demande si elle se souvient qu’à la première rencontre elle m’a dit qu’elle se blâmait facilement. Alors c’est extrêmement drôle, car cela déclenche l’exultation de la découverte du changement en elle. Elle a cessé de se blâmer et elle l’exprime en le décrivant banalement comme le calme plat. Mais ce n’est pas banal pour elle et elle n’en revient pas. « C’est nouveau pour moi ». C’est vraiment la découverte d’une évolution très importante en elle et là elle s’en rend compte.

Nous terminons cette session en l’invitation à entrer en contact avec son Moi Supérieur : « Je ressens une très grande joie. Mon cœur bondit de joie. Je me sens fébrile. J’ai hâte de voir. Quelle paix, quelle chaleur et quelle brillance. Une paix immense. L’union entre mon cœur et mon mental. Dans ce sens je peux sentir ma glande pinéale au centre de ma tête. Je me sens heureuse, contente et dans une grande plénitude.  Je vois cette énergie circuler dans mon sang, comme si le flux sanguin est plus facile »

L’essor du progrès de Carole se manifestera ainsi à la 12e rencontre: « Mes amies me trouvent très changée, très rayonnante. Mon mari me trouve changée, plus calme émotionnellement, moins agressive avec lui et plus posée qu’auparavant. La fibromyalgie est disparue complètement. Je me suis aussi complètement libérée de l’endoctrinement vécu dans cette secte ».

 

Commentaires :

Selon les recherches du Dr Hamer l’élément déclencheur de cette maladie peut se retrouver dans le traumatisme de séparation. Mais en régression nous notons aussi toute une gamme émotionnelle associée dont le client a besoin de se nettoyer, soit le blâme de soi, l’impuissance et la culpabilité.

Le lecteur remarquera sans doute que l’élément déclencheur a été abordé par la cliente uniquement à la 4e régression. La raison est bien simple. Un tel traumatisme est parfois trop douloureux pour l’aborder dès la première session. Ici la cliente a eu besoin de retrouver tout d’abord certains éléments difficiles de son enfance pour s’en nettoyer en premier lieu. Quand elle s’est sentie prête et plus forte, elle a spontanément ouvert cette porte de l’élément déclencheur.

Habituellement, nous proposons à nos clients un programme de douze rencontres qui leur permet graduellement de se nettoyer des différentes émotions associées à leur problématique. Mais cet article donne une bonne idée de certains aspects de la régression et du pouvoir de la cliente dans sa propre guérison de la fibromyalgie. Car jusqu’à aujourd’hui, en ce mois d’octobre 2010, soit un an après ces 12 régressions, la fibromyalgie n’est jamais revenue hanter Carole.

  


 

Le chef indien

 

Avant de naître, au niveau de sa conscience, un individu se choisit un projet de vie pour se réaliser. Or, dans ses vies passées, dans ses tentatives pour se réaliser, il accumule souvent des émotions négatives comme la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de la critique ou du rejet, la culpabilité, la dévalorisation, et le doute de soi, etc. Ces émotions continuent à lui coller à la peau et le ralentissent dans la réalisation de soi. Voici un tel exemple d’une dame pleine de peurs et dont le projet de vie consiste à jouer un rôle de leader dans sa communauté. En régression elle se retrouve dans le personnage d’un chef indien accablé par les doutes de soi :

« Je suis un indien, chef de tribu. Je cherche le calme ici. Je désire chasser les pensées noires. Quelque chose me pèse sur la poitrine. Ai-je bien fait comme chef? C’est une grosse responsabilité. Je revois tout ça et je ressens beaucoup de tristesse. Je ressens une envie de pleurer qui me prend à la gorge. J’ai peur d’avoir fait des erreurs et d’avoir causé des dommages à d’autres personnes. Je me sens angoissé, j’ai de la difficulté à respirer et je me remets en question. Je veux vraiment bien faire et j’ai des doutes sur mes décisions. J’ai de l’appréhension à retourner dans ma tribu et mon estomac est serré. J’ai peur d’être mal jugé. J’ai de bonnes intentions mais il y a une grande responsabilité dans un tel rôle. Les gens voient ça comme un avantage d’être chef, mais moi je ressens le poids des responsabilités et j’ai peur de ne pas être à la hauteur. Peut être que je devrais avoir des responsabilités plus simples car mon corps est fatigué, las et lourd. J’ai envie de me cacher et d’oublier. Je me sens déconnecté des autres dans mon rôle, cela me pèse et je me sens seul et isolé. »

« Leader : la chose à faire, qui  je suis, on m’a choisi – les choses qui me poussent. Je me sens seul. Je dois garder les choses en  moi et ne pas partager. C’est difficile. Quelque part il faut que I have to put my toys away. Ce n’est plus le temps d’être un enfant ou d’être dans un monde d’enfant sécurisé. C’est le temps de mettre ça derrière et d’être un chef. Je pleure. Je prends conscience de tout ça. Le coucher de soleil, comme une partie de moi qui se couche comme un soleil qu’il faut laisser mourir. Le lever du soleil : comme un nouvel aspect de moi qui va naître et que je dois assumer. J’ai beaucoup mal, j’ai la gorge serrée. J’ai du mal à laisser partir cet aspect de moi. J’ai besoin d’être protégé et maintenant je dois protéger. C’est mon rôle maintenant. Mon estomac est serré. »

Les résidus de peur de ne pas être à la hauteur et les doutes de soi ayant été exprimés, la cliente se permet alors spontanément de laisser émerger en soi cette force personnelle qui l’anime. Prenons conscience de cette réaction très intéressante qui va maintenant l’animer dans sa vie à partir de ce moment.

« Quelque chose me fait me tenir droit. Ma poitrine est bombée. La structure de mon corps est droite et érigée. Je ressens une certaine fierté, je ressens mon pouvoir et ma puissance. Comme si je prends possession de tout mon corps et je le remplis. Je me sens fort et très musclé. Mais en même temps je ressens un peu de mal à vouloir assumer ce corps et être pleinement dedans. J’ai toujours un peu peur des responsabilités. Mais je ne peux plus faire marche arrière. Maintenant je pousse des cris pour me donner du courage et de la force. Je ne peux plus compter sur quelqu’un d’autre. Je ressens le pouvoir masculin qui doit se régénérer lui-même et à trouver sa propre force – raisons de pousser des cris. Je pleure. Cela me fait penser à Hawai la sculpture d’un homme musclé au sol la tête en bas, récupère, se lève et continue la bataille. Le masculin en moi est en train de reprendre sa place. Il sait qu’il doit se tenir debout par lui-même et avoir le courage d’être un chef.

Oui mes conjoints (ou mes copains) qui n’ont pas le guts, se reprochent  de ne pas avoir maîtrisé ce côté là, toutes ces qualités de chef : intégrité, courage, respect de soi, honnêteté, responsabilité, montrer le chemin, protection, »

« J’ai l’impression maintenant d’être beaucoup plus grand dans cette peau d’indien. Je souris beaucoup maintenant. Je danse en rond. Je vais passer la nuit là en dansant autour du feu. C’est un peu comme une initiation et je fais vœu d’embrasser mon monde de devenir, que je dois être qui je suis avec dignité et responsabilité. Être vrai et authentique, le cœur ouvert. Accepter ce rôle et être dans mon cœur. Je fume un calumet. C’est pour moi comme un truc d’initiation à faire entrer en contact avec plus grand que  moi. Je vois un aigle au dessus de moi venir se poser à mes côtés, en moi, je sens mes bras qui s’étendent comme cela. J’ai comme des yeux d’aigle qui peut voir et superviser,une grande force. Derrière une colombe se présente  pour me rappeler d’être toujours dans mon coeur. Les ailes de l’aigle enveloppent la colombe et je m’envole très haut. Maintenant je dors près du feu. »

N.B. Cette personne demeure aux États Unis dans une ville où les colombes sont très rares. Pourtant le lendemain de sa régression elle a vu un aigle voler au dessus de sa demeure et deux colombes se sont perchées sur son balcon et y sont revenus pendant les quelques jours suivants.

 

Commentaire : Cette régression est la dernière du programme de 12 régressions et se nomme la Conciliation. Dans celle-ci, placée en état de détente profonde dans la profondeur de sa conscience, la personne est invitée à reconnaître, accepter et assumer son propre pouvoir de création. Rendu à ce stade les gens ont eu l’occasion de se nettoyer de leurs émotions négatives dans les régressions précédentes. Bien qu’il en reste des résidus, comme on peut le constater ici, quand ces peurs sont exprimées le client ami peut laisser émerger cette force personnelle qui l’anime au fond de lui-même. L’impact se fait sentir dans une plus grande facilité à se réaliser dans son plan de vie.

 


La transformation du protagoniste

 

Nous sommes en 2006. Âgé de 60 ans, Aziz, se présente à moi pour problèmes d’angoisse dans ses relations avec une mère jamais satisfaite à son égard et une épouse très critique envers lui. Au moment de ses deux régressions avec moi à Montréal, les deux femmes en question vivent au Maroc. Voici son témoignage quelques semaines plus tard.



Tout a commencé lorsqu’on s’est rencontré grâce à une amie qui a eu la lumineuse idée de nous présenter. Aujourd’hui, je peux dire sans hésitation que ma vie se divise en deux, un avant Régression et un après Régression. Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour je me sentirais si serein car mes émotions et mes blessures d’enfance semblaient impossibles à guérir. Je dois admettre, tout mon entourage l’a remarqué d’ailleurs, que ce miracle a eu lieu, et je vous en serai à cette amie et à toi, toujours reconnaissant. Te souviens-tu du jour où j’ai passé la porte de ton bureau? Comme je te l’avais confessé j’étais épuisé par ces boulets émotifs que je traînais depuis l’enfance. Dans ma soif d’évolution, je désespérais qu’un jour, je puisse me libérer de ces douleurs émotionnelles qui revenaient me hanter sans cesse.

Je pense aussi qu’il faut une bonne dose de courage pour affronter ces émotions enfouies. Je n’étais pas certain d’avoir ce courage au départ. Après notre première rencontre, ton calme, ton assurance et ta gentillesse m’ont convaincu de faire ce pas. Aujourd’hui je suis bien content de l’avoir fait. Revivre ces émotions, se transmuer dans l’agresseur pour sentir sa souffrance aussi, finir par le pardon de l’âme, est une expérience merveilleuse aux dimensions d’éternité et de paix éternelle. L’amour sort grand vainqueur de la partie et on se retrouve libéré du conflit. Pas pour un moment, mais je le sais maintenant, pour toujours. Plus aucune chance de revivre la peine, la rancœur, le sentiment d’injustice. À la place de tout cela s’installe une paix sereine et des irradiations d’amour.

Je me souviens que lors des séances de régression, tu me disais que les personnes avec lesquelles nous réglons les conflits sentaient, à quelque distance qu’elles soient, la force des pardons effectués, et qu’il s’opérait des changements en eux. Je ne comprenais pas bien comment une action de pardon effectuée à des milliers de kilomètres de distance pouvait agir.

Permets-moi de te dire qu’à mon retour au Maroc, j’ai été stupéfait de constater une transformation radicale chez ces personnes, à croire qu’elles avaient assisté à nos séances. Toute animosité avait disparu, une belle énergie d’amour et de paix s’était installée. Disparues toutes velléités ou agressivités. J’ai bien dû me rendre à l’évidence. Un vrai miracle!

En conclusion, et devant l’importance et la multitude de souffrances émotionnelles que nos frères et sœurs de l’humanité vivent et endurent tous les jours, si je pouvais m’adresser à eux, je leur passerais le message suivant : «Nous ne sommes pas condamnés à souffrir toute notre vie de nos blessures émotionnelles. Certaines personnes ont fait l’effort de chercher à comprendre nos mécanismes les plus profonds et de nous aider à nous libérer. Certains y réussissent de façon  magnifique, je l’ai moi-même vécu».

Aziz

Aziz viendra me rencontrer une deuxième fois à Montréal et me demandera de l’aider par rapport à sa relation avec son frère. Voici ce qu’il m’écrit par la suite.



Durant cet été 2006, j’eus aussi l’occasion de voir mon jeune frère. Seule personne à avoir souffert avec moi d’une enfance sans la présence du père, mon frère a toujours eu une réaction ‘à fleur de peau’ à cette souffrance profonde. Ses colères étaient fréquentes et c’est bien souvent notre propre mère qui faisait office de victime. Par son comportement et ses propos rudes et violents, il lui infligeait souvent des blessures dont nous souffrions tous.

Lorsque j’arrivais au Maroc en ce début d’été, j’eus la désagréable surprise de voir qu’il n’avait pas changé. Ma mère, vieillissante et malade, se plaignait entre autres qu’il l’ignorait, ne lui adressait pas la parole depuis des mois. Cela lui causait une énorme souffrance. Toutes mes tentatives pour le ramener à la raison furent vaines. Il ne voulait rien savoir et m’en voulait, comme à notre mère, et d’ailleurs comme au monde entier. L’été finissant, en octobre 2006, je suis retourné à Montréal et je suis venu te voir car, choqué du comportement de mon frère au Maroc, je souhaitais faire une régression sur le thème de ma relation avec lui, pour dissiper toute velléité avec lui. Trois jours après cette séance de régression le concernant, par curiosité aussi, je téléphonais à ma mère au Maroc. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’elle m’annonça d’une voix étonnée et radieuse : «Tu ne me croiras pas, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais ton frère a beaucoup changé ces derniers jours. Il vient me voir, s’inquiète de ma santé, a été me chercher un médecin, me couvre d’attentions et de soins. Je ne le reconnais plus.  Grâce à Dieu, il se comporte enfin comme un digne fils. Je n’aurais jamais cru cela possible. Je pourrai enfin mourir en paix».

Tout cela s’est passé en octobre, depuis mon retour à Montréal, et à partir du lendemain de ma régression avec toi concernant mon frère. Une fois de plus, et Dieu sait si j’en suis heureux, je constate combien l’accès à notre Moi Supérieur et les pardons effectués avec une personne sur ce plan défont des nœuds que l’on croyait inextricables à jamais.

Je tenais à t’écrire cette expérience et à être ce témoin encore une fois de la réalité de ces démarches. Moi, qui étais assez sceptique au départ, je t’avise que j’en suis devenu l’ardent défenseur. Que puis-je te dire de plus sinon, Merci encore.

Aziz

30 novembre 2006

 




Réflexion


Les résultats de cette petite aventure en régression sont tout à fait courants pour nous. Lors d’une régression, quand un client rencontre ainsi un personnage avec lequel il vit un conflit et que le pardon s’installe entre eux au niveau de leur esprit, nous sommes témoin de ce genre de transformation du protagoniste à chaque fois. Le témoignage d’Aziz confirme ici ce que nous avons observé des centaines de fois. Cette approche est accessible à toute personne intéressée et désireuse d’effectuer un changement dans sa vie.